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Jean Schmitt
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Exemples de thérapies

Hypnose ericksonienne

 


1.  Jeune femme de 18 ans, état de panique et d’angoisse avec insomnies depuis plusieurs jours l’empêchant d’étudier (elle doit présenter sa 1ère session d’examens à l’université).

Travail en hypnose, en une séance, recréant un endroit de sécurité profonde avec ancrage corporel, vécu en hypnose de la préparation aux examens et des examens (distorsion de temps) avec signaling corporel, travail sur ses côtés perfectionnistes.

Feedback:
La même nuit sommeil normal, disparition des plaintes, réussite brillante aux examens.
Une séance, succès.

 



2.
Homme début 50aine : au chômage il réussit ses entretiens d’embauche depuis deux ans mais au moment de la signature, il est incapable de signer le contrat et n’est donc pas engagé. Aucune autre plainte, personnalité rigide.

Travail en hypnose conversationnelle complexe aboutissant à lui proposer de signer son contrat en faisant une fausse signature, « comme cela ce ne sera pas lui qui a signé ».

Feedback:
contrat signé.
Une séance, succès.

 


3. Homme 28 ans, fumeur désire arrêter. Travail en hypnose de recentrage corporel, utilisation de la respiration, projection dans le temps, travail sur le stress, développement d’une conscience ancrée dans le corps .

10 séances, succès, confirmation du succès après à un an.   

 



4
. Jeune femme de 19 ans, plainte de stress, d’angoisse, de panique (eczéma pendant les crises) en 2ème année d’études de philo. Désir important de se maîtriser. Enfance décrite comme agréable  mais très timide avec peur du rejet des autres, pas d’ami(e)es, isolement social , peur de déranger. Pas de petit ami. Semble très insécure avec une dimension de rage et de révolte sous jacente. Périodes dépressives. Habite chez les parents.

Travail en hypnose (centrage corporel, développement d’une sécurité intérieure) et hypnoanalyse  (enfance, liens familiaux, mise en évidence de ses projections sur moi...).

Elle peut enfin parler à ses parents notamment sa mère qui accepte le dialogue, prise de conscience notamment d’une dimension importante d’impatience.

Après 5 mois symptômes presque disparus (elle utilise les techniques apprises de décharge du stress), a maigri et apparition d’un désir de séduire (avec une peur que cela marche) ; pour la 1ère fois part en vacances seule à l’étranger et tout se passe bien. Décide d’arrêter la thérapie car se sent bien : 24 séances, 6 mois.

Deuxième tranche de thérapie deux ans plus tard .

Beaucoup de changements en 2 ans: elle a arrêté les études de philo et trouvé et réussi des études artistiques où elle se sent très bien, elle a confiance en elle et a trouvé du boulot. Elle revient car elle a un gros problème avec les hommes: elle tombe terriblement amoureuse comme si elle devait se marier immédiatement et en même temps a une crise de panique, ce qui l’empêche  de commencer toute relation.

Le travail en hypnoanalyse lui permet  la prise de conscience d’une dissociation  entre un côté intellectualisant et des sentiments plus authentiques remontant à l’enfance où déjà toute petite elle était comme une petite adulte (trop sage), mais en même temps avec la thérapie prise de conscience  qu’elle haïssait tout le monde enfant car on ne l’aimait pas assez pour elle (besoin qu’on la mette sur un piédestal).

Travail sur le deuil d’une mère et d’un père idéaux (parallèle à sa quête d’un homme idéal), apparition d’une acceptation d’un manque  de confiance en elle .

Revécu , en hypnose, cette fois-ci dans les tripes, dans le ressenti, de tous ces sentiments toute petite à 6 ans : aimez-moi ,aimez-moi.

Après cette séance conscience qu’elle a toujours eu l’impression qu’on ne pouvait l’aimer pour elle-même, qu’elle ne serait aimée que si elle pouvait produire (examens, donner, s’occuper des autres...): elle fait le lien avec les hommes où elle a l’impression qu’ils ne l’aiment pas pour elle-même. Les dernières séances, après l’analyse de plusieurs rêves, lui permettent de parler aux parents et elle prend conscience que dans la réalité ils s’étaient occupés d’elle mais qu’elle en voulait tellement plus..

Elle décide d’arrêter la thérapie car elle se sent bien, même physiquement elle a changé :son visage est paisible, la rage a disparu. Elle a rencontré un homme et elle a pu contrôler sa panique.

Deuxième tranche d’hypnoanalyse: 40 séances, succès. 

 


5. Femme de 65 ans, phobie en voiture depuis qu’un autobus l’a coincée sur une  route il y a 18 ans. Artiste, très occupée et vivante.

N’entre pas dans un état hypnotique: elle dit qu’elle a en effet un besoin de contrôle très important.
N’a pas envie d’une thérapie plus longue.

1 séance : échec

 


6. Jeune femme de 28 ans, concubinage depuis 6 ans. Impossibilité de pénétration quand ils font l’amour (depuis 6 ans) mais très bonne relation affective et jouissance. Elle a consulté divers sexologues, y compris dans plusieurs hôpitaux universitaires, sans aucun succès.

Travail en hypnose après examen physique en gynécologie et prise de conscience des muscles vaginaux contractés. Apprentissage de l’autohypnose et de la relaxation. Apprentissage et découverte par elle-même de son vagin. Travail bref sur la relation à son ami.

Après 18 séances et 5 mois, ils peuvent faire l’amour avec pénétration sans problème et orgasmes vaginaux. 

Succès.

 


7. Femme de 60 ans, qui souffrait de boulimie depuis 3 ans, où toutes les nuits, elle se réveillait entre 1 heure et 3 heures du matin et mangeait. Elle vit seule. Ses accès de boulimie apparaissent quand elle est fatiguée ou quand elle est aux prises avec des problèmes d’argent . Elle a difficile à dire non et s’est fait escroquer pour des malfaçons dans la maison en payant tout mais en se décidant ensuite à faire un procès. Il apparaît ainsi que la boulimie correspond au stress. Je lui explique que le poids est lié au stress par l’augmentation du taux d’insuline qui augmente le stockage des graisses, ce qui explique l’absurdité des régimes isolés. Puis nous avons travaillé intensivement en hypnose en utilisant la respiration en transe pour inscrire une assise corporelle, pour laisser se développer un fond, ainsi que d’autres techniques. Progressivement, elle a pu remplacer la boulimie par des respirations profondes partant de la transe. Je lui ai raconté des histoires d’autoroutes, de routes secondaires, de respirer la nature et ainsi progressivement de retrouver un temps juste, tout en lui expliquant que ce serait un travail sans doute à vie.

Un an et demi : succès

 


8. Cette femme, professeur d’université dans la fin de la quarantaine vient consulter car elle est très déprimée. Son compagnon ne veut pas l’épouser et elle ne peut plus supporter cela, dit-elle. Il est clair qu’ils s’aiment. Il refuse une thérapie de couple. Il vit avec la patiente depuis 5 ans mais refuse de divorcer de sa première femme (avec qui il a un enfant) car celle-ci «ne pourrait pas le supporter ». La patiente, au fil des entretiens, se révèle quelqu’un d’une grande richesse intérieure, de très généreux et très indépendant (son compagnon voyage régulièrement et est plusieurs mois par an à l’étranger mais elle aime aussi être seule). Son histoire ne trouve rien de particulier sauf que, si ses parents ont souvent changé de domicile avec les changements de travail du père, ils ne se sont jamais disputés et il régnait une très forte entente et cohésion dans cette famille nombreuse.

Elle était quelqu’un qui présentait une personnalité fondamentalement saine (et on pouvait le reconnaître à cette dimension de cœur et de savoir s’occuper d’elle-même).

Son compagnon, quand elle se plaignait qu’il ne voulait pas divorcer, disait « qu’il ne pouvait supporter une femme qui s’accroche à lui, qui soit dépendante, dépressive et possessive », comme l’était sa première femme; et que si elle insistait, il la quitterait.

Je lui ai alors dit, ce qui était paradoxal, qu’elle protégeait son compagnon d’une dépression, qu’il devait être dépressif.

Je lui ai expliqué qu’en tout homme, il y a un petit garçon et que tout petit garçon a eu une mère. Je lui ai longuement expliqué comment un petit garçon se construit (voir l’article sur l’hypnose clinique) et que son compagnon devait avoir peur de la proximité dans une relation avec une femme.

Le processus de construction  est souvent inadéquat et aboutit à de l’insécurité dans deux possibilités : - des parents anxieux qui se sont occupés beaucoup trop de l’enfant pour masquer leur anxiété et éviter ainsi la question de la solitude. On remarque ces petits garçons à l’âge adulte au fait que ce sont des hommes qui s’occupent beaucoup des autres et qui prétendent être très indépendants, ce qui masque leur insécurité.

- des parents qui poussent l’enfant à être trop vite indépendant, ce qui masque en réalité un parent qui cache une profonde dépendance. Cela aboutit à un petit garçon qui sera devenu à l’âge adulte très tôt contrôlé et qui contrôlera les autres.

Dans les deux cas, et c’est sans doute ce qui se passe avec son compagnon,  il y aura une  grande peur de la proximité avec l’autre sexe car en quelque sorte, le petit garçon n’a pas quitté maman et n’est pas disponible dans sa conscience d’adulte pour une relation à une femme.

Nous avons aussi parlé de sa tristesse et de sa peur d’un échec dans son couple.

Elle a pu expérimenter en hypnose que si on accepte d’être triste, au fond de la tristesse on se sent vivant.

Ainsi, sans en avoir l’air, je lui ai parlé de la dépression, mais  aussi de la dépression et des peurs de son compagnon. Cela l’a beaucoup étonnée : elle ne le voyait pas du tout comme cela (elle le survalorisait) et cela lui a pris du temps pour l’accepter. Elle pleurait facilement et c’était quelqu’un de très attachant. Je me suis dit que son compagnon avait très peu de chance de trouver quelqu’un comme elle qui accepte de rester seule des mois ainsi tout en travaillant et en s’intéressant à des tas de choses et en l’aimant.

Je lui ai alors expliqué que tout petit garçon qui est resté attaché ainsi inconsciemment à sa maman et qui a l’air indépendant cherche toute sa vie une femme qui enfin l’aime mais qui en même temps le quitte en montrant qu'elle n’a pas besoin de lui pour être heureuse que, sans doute inconsciemment,  il attendait cela pour accepter sa dépendance vis à vis d’elle.

Par ailleurs, une technique efficace a des résultats et donc sa manière à elle d’essayer de résoudre le problème (en discutant et en se plaignant) ne devait pas être la bonne, lui dis-je.

Je lui ai donc proposer de cesser de se plaindre, de ne plus lui en parler, d’être absente assez régulièrement quand il revenait de ses voyages et de lui donner une date limite où il devrait commencer une procédure de divorce, autrement elle le quittait.

Elle avait évidemment un sens de l’humour et du non-sense, autrement je ne lui aurais pas proposé ce comportement paradoxal, mais cela lui a pris quelques semaines de plus pour accepter cette idée.

En ayant changé son comportement, la relation avec son compagnon s’améliora mais il ne voulait toujours pas divorcer de sa première femme.

Alors enfin elle  dit à son compagnon que la procédure de divorce devait avoir commencé le 1er mars ou elle le quittait: il lui dit qu’il ne supportait pas une femme jalouse, qu’il avait déjà vécu cela avec sa première femme, qu’il fallait être indépendante (il ne voyait pas du tout que dans la réalité elle était très indépendante). Comme nous en avions discuté et prévu qu’il dirait cela, elle ne se fâcha pas, resta calme et s’absenta de plus en plus.  Tout à la fin février, le compagnon prit contact avec un avocat et comme par hasard, sa femme accepta le divorce, bien sûr, il dut lui laisser la maison mais on n’a rien sans rien.

Il lui a demandé de l’épouser.

Six mois : succès

 


9. Adolescent de 20 ans se plaignant de rougir en public et d’anxiété depuis deux ans.

Etudes universitaires en cours sans problème. Aucun problème relationnel dit il, liens amicaux satisfaisants, bonne entente avec les parents et enfance décrite comme heureuse.

N’a pas encore eu de lien amoureux ni de relation sexuelle: on en parle longuement (il ne pouvait en parler ailleurs) et l’hypothèse d’un lien avec les plaintes acceptée.

Travail en hypnose des expériences du lacher prise, du non contrôle et de la confiance en soi.

Travail psychologique sur la relation avec une femme.

Amélioration extrèmement rapide en quatre séances des symptômes: à la quatrième séance, après un mois il dit qu’il a une petite amie, qu’il va bien et décide d’arrêter la thérapie.

Un mois : succès


 

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